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2010-02-13

§14. La signification de l'époque de 1901-5-1 à 1901-6-27.

Que signifie-t-il, enfin, le second hémistiche du quatrain: « Peste, famine, mort de main militaire : Le siecle approche de renovation. » ? Tout d'abord, le dernier vers « Le siecle approche de renovation.» peut et doit se lire comme suit: « Le siecle de renovation approche. » Pareille dislocation des mots à remettre est familière à Nostradamus (e.g., I-54, v.1, 2, 3-4; II-31, v.2; II-42, v.1; II-49, v.2-3; III-17, v.1; III-64, v.1-3; IV-67, v.3; IV-91, v.4; V-4, v.3; V-6, v.1-2; V-23, v.1; V-27, v.4; V-71, v.2-4; VII-24, v.4; VII-38, v.2; VIII-8, v.1-3; VIII-82, v.4; IX-14, v.1-2; IX-29, v.4; IX-40, v.3; IX-58, v.2) et la lecture tout littérale: « Le siecle approche de renovation. » est difficle à bien comprendre. Alors, « le siecle de renovation » est à commencer par l'année de 1901, l'époque determinée du vers précédents.

C'est justement le 20e siècle que les derniers vers annoncent. Ce n'est autre chose que la totalité historique mondiale du 20e siècle en terme de « Peste, famine, mort de main militaire » avec beaucoup de découvertes et créations scientifiques, techniques, sociales et intellectuelles importantes; le terme peste chez Nostradamus signifie une sorte de peste morale ou mentale sociale comme idéologie politique pernicieuse (le stalinisme), mentalité collective inhumaine (le nazisme); mort de main militaire n'est autre chose que la victime massive de deux guerres mondiales; et famine indiquerait la disette sur terre à cause de ces guerres et en même temps de la panique financière mondiale.

            

À défaut de la lecture selon la grammaire française du texte nostradamien, V. Ionescu arrive à la date de mai-juin 1991 qui implique le débâcle du communisme russe (op.cit., p.779-782), et D. Ovason à celle de la révolution française de 1789 (op.cit., p.94). Et d'autre part, P. Guinard arrive à la date de 1842-7-20 à défaut de l'analyse astronomique précise de l'aphélie de Saturne en faveur de son gré de l'astrologie cyclique traditionnelle; « Deux conjonctions seulement ont lieu au cours des huit siècles mentionnés: celle du 26 janvier 1842 (à 9° du Capricorne) et celle du 28 novembre 1901 (à 14° du Capricorne). Or la seule "rénovation de siècle" possible est celle ayant lieu entre les deux précédemment mentionnées, à savoir celle de l'année 1887 qui marque le début de la période solaire, et par conséquent seule la conjonction de 1842 vérifie le quatrième vers: Le siecle approche de renovation. Cependant Jupiter et Saturne ne sont pas rétrogrades, mais le seront six mois plus tard le 20 juillet 1842. Cette date semble être celle qui explique l'ensemble du quatrain. Les planètes Saturne et Jupiter sont conjointes en Capricorne, rétrogradant toutes deux vers le Sagittaire. La conjonction n'est plus exacte comme en janvier, mais un orbe assez large est astrologiquement acceptable. "En son hault", c'est-à-dire au-dessus de cette conjonction dans le ciel, l'étoile Vega (l'anagramme du vocable AVGE soulignée par des majuscules) est elle-même presque exactement positionnée entre Saturne et Jupiter. Le terme AVGE provient aussi du latin augeo (croître, augmenter) et désigne l'aphélie ou l'apogée d'un astre, c'est-à-dire le point de son cycle où il est le plus éloigné du Soleil. C'est le cas de Saturne, dont l'apogée qui se situe à 24° du Sagittaire au milieu du XVIe siècle et avance de deux degrés par siècle selon les Tables alphonsines, passe du Sagittaire au Capricorne précisément au milieu du XIXe (pour ces notions, cf. Brind'Amour, 1993, p.212). Cependant on ne lira pas les qualificatifs du second vers comme des équivalents approximatifs, comme le voudrait Brind'Amour qui n'a repéré ni l'anagramme ni les majuscules, mais comme une description précise: c'est l'étoile Vega qui occupe la position centrale entre Jupiter et Saturne, presque au milieu du Capricorne, signe "d'exaltation" de Saturne par métaphore, c'est-à-dire son domicile zodiacal. Résumons le vers comme suit: l'étoile Vega, qui surplombe la conjonction Jupiter-Saturne, est alors à sa puissance maximale au milieu du Capricorne, le domicile de Saturne, lequel est au même moment à son apogée. Le roumain Ionescu a repéré l'importance de Vega, et ses analyses débouchent sur une interprétation inspirée et astucieuse du quatrain, lequel concernerait "l'écroulement du régime soviétique" au mois de juin 1991 (cf. son ouvrage paru en 1976, pp.777-782). Le siècle est dans ce contexte interprété au sens moderne. Mais son assimilation, avec Christian Wöllner (1926, p.44), de "l'estang" au Verseau (qui est un signe d'air, non d'eau), rend finalement son dispositif problématique, même si son intuition reste remarquable. Le troisième vers résume laconiquement les événements des années suivantes, mais ce n'est pas ici ce qui intéresse principalement Nostradamus: la crise agricole, industrielle et financière de 1846-1847, la révolution française de février 1848 (avec, le 22 février, les gardes nationaux qui abandonnent le dernier roi de France Louis-Philippe et son ministre François Guizot pour rejoindre manifestants et émeutiers, et la proclamation deux jours plus tard de la république provisoire), les insurrections qui éclatent simultanément en 1848-1849 en Italie, Allemagne, Prusse, Autriche, Hongrie, Suisse, et la répression par "main militaire" qui s'en suivit.» (ibid.)

 

Certes, avec V. Ionescu et P. Guinard l'on peut admettre que « l'étoile Vega (l'anagramme du vocable AVGE soulignée par des majuscules) est elle-même presque exactement positionnée entre Saturne et Jupiter.» Mais, c'est simplement un épisode coloré de l'événement en chef qui doit impliquer l'aphélie de Saturne au Capricorne ( = son hault auge de l'exaltation ). Or, à la date de 1842-7-20 que P. Guinard avance, l'aphélie de Saturne est à la longitude de 269º.7059, bien qu'il est à la longitude de 270º.0376 le 20 mars 1842 ou de 270º.0037 le 18 janvier 1847. À cause de ses perturbations orbitales délicates, on ne peut pas inférer simplement de ce que « L'apogée de Saturne qui se situe à 24° du Sagittaire au milieu du XVIe siècle passe du Sagittaire au Capricorne précisément au milieu du XIXe.» Et Vega, une étoile fixe, encore brille aussi durant la période de 1901-5-3 à 1901-6-27 à la longitude de 277º.8 et à la latitude de +38º.8: justement au-dessus de la grande conjonction en question au Capricorne. Les explications par Brind'Amour (1993, p.212) et les Tables alphonsines, que P. Guinard invoque, n'offrent pas les arguments suffisants pour atteindre à la vérité astronomique précise à propos de la localisation de l'aphélie de Saturne. 
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© Koji Nihei Daijyo, 2009, Tous droits réservés.

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